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Histoire & Origines

Bâtisse Seigneuriale du bas Languedoc en terre de garrigue (piémont des Cévennes), l’édification de Monte-Arena  remonte au XVe siècle. Pour trouver la signification du nom de Monte-Arena il faut remonter bien loin dans l’histoire de notre ère, précisément au temps où les Romains nommèrent fort à propos la colline formée de roche couverte de Garrigues. Mons helenus (ou Monte-Arena) était né, tirant son nom de cette même roche (Arena : sable en latin) friable, jaune ocre.

Bien des siècles plus tard, à l’époque médiévale, un  château au donjon imposant domine alors le village s’est bâti au pied de cette colline. Mais les seigneur sont nombreux, surtout à partir du XIIIe siècle et de nombreuses maisons seigneuriales reconnaissables à leurs colombiers ou  pigeonniers sont accolées au donjon primitif. La maison Monte-Arena appartient à cet ensemble dont il subsiste aujourd’hui encore des traces (Donjon féodal, actuel château, tour carolingienne dite « sarrasine », etc …) A la Renaissance, les édifices fortifiés perdent leur rôle défensif et les facades sont percées de larges fenêtres vers l’extérieur. Malgré les guerres de religions qui perturbent largement la vie de la region jusqu’à l’aube du XVIIIe siècle, la volonté royale de contrôler la noblesse et de la mettre au service de la monarchie impose aux seigneurs de désarmer leurs austères demeures, qui prendront par la suite des allures de villas toscanes ou ombriennes.

Apres la Révolution française, le donjon féodal et les demeures seigneuriales sont vendues, passant parfois entre les mains de propriétaires qui soldent nombre d’éléments architecturaux. Fort heureusement, c’est grâce à l’attention que leurs portent leurs actuels propriétaires que leur apparence a été sauvegardée et parfois reconstituée, même si l’ensemble du domaine seigneurial est aujourd’hui divisé en plusieurs lots distincts les uns des autres.

Le château (donjon féodal) et les demeures qui entourent apparaissent fièrement en dessus des maisons du village. Si les fortifications ont disparu, elles délimitent encore la place dite « de la plaine » qui constituait l’ancienne cour basse du domaine seigneurial (qui servait de refuge au Moyen-âge). Monte-Arena offre sur cette place une facade flanquée d’une imposante porte à bossage et de hautes fenêtres dites « à l’italienne » (qui ont remplacé d’anciennes ouvertures à meneaux), bordées de volets rouge sang de boeuf. Monte-Arena s’élève sur trois niveaux sur caves (rez-de-chaussée, 1er étage réservé aux pièces de réception et second constitués d’appartements sous les combles). S’élevant autour d’une petite cour intérieure bordée d’une allée débouchant sur un petit jardin entre les tours, les deux corps de bâtiments (nord-sud) qui composent l’ensemble des habitations témoignent de l’ancienne circulation intra-muros permettant de relier la haute cour seigneuriale (où se trouvent le donjon et sa terrasse créée artificiellement en 1912 sur les ruines d’anciennes habitations) et la cour basse (actuelle place de la plaine). Notablement modifiés à la fin du XIXe siècle, l’ancien coeur du fort et de nombreux passages forment aujourd’hui jardins et cours intérieures des propriétés contenues dans l’enceinte du domaine de Monte-Arena. Coté cour et jardin (à l’image d’un petit théâtre), les deux corps de bâtiment composant Monte-Arena se font face, offrant ainsi à toutes les chambres une vue sur la cour.